Se battre contre les mensonges

Je me rends bien compte, en ces temps où les réseaux sociaux, peu importe lesquels, sont quasiment la nouvelle place publique, veut, veut pas, que les cours de philosophie que j'ai suivi au cégep ne sont somme toute pas du tout inutiles. Ces cours m'ont vraiment appris à réfléchir. À comprendre le concept de sophisme, de courant de pensée, de liberté d'expression. Aujourd'hui, vingt-cinq ans après les avoir suivi, je constate à quel point certaines personnes sur les médias sociaux n'ont pas suivi les mêmes cours que moi.

Il y a des gens qui sont dans ma parenté — et non, je ne nommerai personne — qui n'ont pas fait d'études post-secondaire et relaient sur les réseaux sociaux des nouvelles qui sont clairement de la propagande. Et c'est arrivé de les confronter directement sur leurs posts. De leur dire que ce qu'ils colportaient étaient des canulars, des fake news ou des mensonges. Arrive alors 3 scénarios:

  1. Ils se rétractent et suppriment leur microbillet [1];
  2. Ils s'excusent et commentent leur microbillet en disant qu'ils se rendent compte de leur erreur, mais laissent le microbillet en ligne;
  3. Ils me confrontent, arguant la liberté d'expression, et me disant que ça ne change rien à ce qu'ils pensent.

Prenons en exemple la fausse nouvelle suivante: Justin Trudeau (actuel premier ministre du Canada) fait partie d'un vaste réseau de pédophiles.

Normalement, quelque soit notre idéologie politique, on peut faire un peu de recherches pour au moins vérifier si c'est vrai. Même moi, qui n'ai pas voté pour lui, c'est ce que je ferais en premier. Et c'est ce que tous les journalistes font normalement avant de relayer la nouvelle. Le problème est que nous ne sommes pas tous journalistes (À voir d'ailleurs les fautes de français... clairement pas!) et même que certaines personnes vont s'en targuer. Relayer cette nouvelle ne fera pas seulement du tort inutilement à Justin Trudeau; elle fera perdre du temps à plein d'autres personnes qui vont, elles aussi, la vérifier. Toutes ces vérifications par toutes ces personnes, c'est énergivore. Considérant le coût environnemental d'une recherche sur Google (Sept grammes de CO2 pour une seule recherche, quand même!), on peut en conclure que relayer une fausse nouvelle est clairement nocif pour l'environnement.

"Pourquoi ils n'en parlent pas, de ça, dans les journaux, hein? C'est pour ça que moi, j'en parle."

Les journaux n'en parlent pas probablement parce que ce n'est pas vrai. Et pas d'inquiétude, les journalistes, les vrais, ont fait leurs recherches. Et ils vont écrire seulement sur ce qui est vrai. Pas de temps à perdre avec les mensonges.

Note

[1] Microbillet : Un tweet, un statut, un pouet... Selon la plateforme. Définition de l'OQLF

Créer l'alternative

Bien... Il y a un peu plus de deux mois, j'ai quitté Facebook. Et, de ce fait, invite mes pairs à faire de même.

Je comprends très bien qu'ils ne sont pas tous aussi enclins à me suivre, comme ça, à la sauvette. Après tout, ça faisait un bon moment que je planifiais ma sortie. Couper les liens avec ce réseau social gargantuesque, ça s'est fait par étapes : Cesser d'y publier, réduire progressivement (et agressivement) le nombre de J'aime distribués, ne pas commenter inutilement les statuts.

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Googlehoolique

On vit tous un chacun avec au moins une dépendance. Dépendance à la cigarette, à l'alcool, bien sûr. Dépendance à la télé, à la nourriture, aussi. Dépendance à Internet, dernièrement. Dépendance à la drogue, malheureusement. Mais il en existe d'autres, dans un tout autre registre.

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Bâtir l'Internet que je veux, pas celui que j'ai déjà

Je sais qu'Internet est bien utile pour beaucoup de gens. Il est même devenu une habitude, voire même une nécessité, pour plusieurs personnes.

Beaucoup parmi eux ne sont que des consommateurs : ils butinent d'un site à l'autre, et maintenant, surtout, d'un réseau social à l'autre. Ils ont forcément un compte Facebook, mais aussi un Instagram, un Snapchat, un Twitter. Les plus sérieux, un LinkedIn. Tous ces réseaux sociaux ont un point en commun : ils incitent à publier sur leur plateforme, et à réagir aux publications des autres.

Il faut comprendre que tous les réseaux sociaux vont faire des pieds et des mains pour faciliter les interactions entre les utilisateurs, et ce dans le but de les garder captifs entre eux, sur leur plateforme. Sur Facebook, par exemple, on a évidemment les statuts, les commentaires et les Like, mais aussi les photos, les groupes, les évènements, les petites annonces, les recommandations, les articles de blogue, les jeux, les vidéos et les directs (Facebook Live).

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Je reviens

J'ai blogué avant que l'expression existe. En 1997, j'entretenais un site web, en utilisant l'outil de l'époque (Microsoft Frontpage), dans lequel je créais des pages web avec des textes de mon cru. Il n'y avait pas de place pour faire des commentaires à l'époque, mais j'invitais le lectorat à  […]

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