Je quitte Facebook

Ça a pris du temps. Beaucoup de temps. Mais ça y est. Je suis prêt. J'imite Louis-Olivier Brassard et quitterai Facebook le 31 août prochain.

Je ne voulais surtout pas faire un départ précipité - que j'aurais pu regretter - et bien m'y préparer.

Au début, j'ai conseillé des gens sur les bonnes pratiques à faire sur cette plateforme; j'ai même encouragé - honte à moi - des gens à s'y créer un compte. Aujourd'hui, je constate que les dégâts sont grands.

La plateforme bleue a réussi à fédérer la planète. Elle est responsable d'avoir encouragé des manifestations sous des motifs douteux. Non seulement elle vole les revenus de médias sérieux, mais encourage la propagation des fausses nouvelles. Et, en bon québécois, elle « fait la piasse en ti-père »...

Elle fait beaucoup d'argent. Beaucoup.

J'ai déjà annoncé sur Facebook. J'ai vu le formulaire pour acheter la publicité. Oh, je n'ai pas acheté pour beaucoup d'argent. Cent dollars. Canadiens, de surcroît. Directement, ce n'est pas avec moi que Facebook a fait le plus d'argent. C'est avec le temps que j'y ai passé à naviguer sur leur site. En alimentant les stats de Facebook, qui font justement influencer la conception du formulaire pour acheter la publicité pour les autres.

J'étais responsable aux communications pour le Théâtre des Nouveaux Compagnons. J'avais donc la responsabilité de la page Facebook de la troupe. De ce fait, je nourrissais la page en question, question de garder le public captif de nos activités. Sauf que, par le fait même, je garde le public captif surtout de... Facebook. Des gens ont probablement, un moment donné, été consulter plus souvent Facebook à cause que nos activités. Et maintenant, même si le TNC meurt, les gens sont maintenant attachés à Facebook.

Évidemment, je suis une goutte dans l'océan, pour eux. Mais je crois en l'effet d'entraînement : le fait que je quitte Facebook fait en sorte que mes amis reconsidéreront leurs communications. Et peut-être qu'eux aussi, un jour, verront le ver dans la pomme.

Allez voir les 31 raisons de quitter Facebook, de Louis-Olivier Brassard.

Googlehoolique

On vit tous un chacun avec au moins une dépendance. Dépendance à la cigarette, à l'alcool, bien sûr. Dépendance à la télé, à la nourriture, aussi. Dépendance à Internet, dernièrement. Dépendance à la drogue, malheureusement. Mais il en existe d'autres, dans un tout autre registre.

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Bâtir l'Internet que je veux, pas celui que j'ai déjà

Je sais qu'Internet est bien utile pour beaucoup de gens. Il est même devenu une habitude, voire même une nécessité, pour plusieurs personnes.

Beaucoup parmi eux ne sont que des consommateurs : ils butinent d'un site à l'autre, et maintenant, surtout, d'un réseau social à l'autre. Ils ont forcément un compte Facebook, mais aussi un Instagram, un Snapchat, un Twitter. Les plus sérieux, un LinkedIn. Tous ces réseaux sociaux ont un point en commun : ils incitent à publier sur leur plateforme, et à réagir aux publications des autres.

Il faut comprendre que tous les réseaux sociaux vont faire des pieds et des mains pour faciliter les interactions entre les utilisateurs, et ce dans le but de les garder captifs entre eux, sur leur plateforme. Sur Facebook, par exemple, on a évidemment les statuts, les commentaires et les Like, mais aussi les photos, les groupes, les évènements, les petites annonces, les recommandations, les articles de blogue, les jeux, les vidéos et les directs (Facebook Live).

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Je reviens

J'ai blogué avant que l'expression existe. En 1997, j'entretenais un site web, en utilisant l'outil de l'époque (Microsoft Frontpage), dans lequel je créais des pages web avec des textes de mon cru. Il n'y avait pas de place pour faire des commentaires à l'époque, mais j'invitais le lectorat à  […]

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