StreetComplete - Quand contribuer à un projet libre devient addictif

OpenStreetMap (ci-après OSM) est un très beau projet, duquel dépend plusieurs autres initiatives, payantes (Mapbox) ou non (Leaflet.js). Et bien qu'il soit contributif - on peut y ajouter soi-même des informations, un peu comme dans Wikipédia - il peut être compliqué de tout y spécifier, tant le vocabulaire qui y est utilisé devient rapidement pointu, en plus d'être plus souvent qu'autrement en anglais.

D'autant plus que souvent, nous n'en savons que très peu personnellement sur toutes les caractéristiques qu'il faut spécifier sur une route, une bâtisse, une école, et quoi d'autre. Et même si on connaît ces caractéristiques, il faut savoir comment les décrire dans OpenStreetMap. C'est compliqué. Alors on abandonne. D'autres les spécifieront pour nous, on a fait notre part.

C'est un peu à ce problème que sert StreetComplete.

Ce magnifique projet libre, qui n'est malheureusement disponible que sous Android, permet de combler la lacune de la complexité d'OSM, en plaçant sur la carte des points à cliquer. Chaque point correspond à une question - en français! - à laquelle on a un choix de réponses très claires, photos ou animations à l'appui.

Image tirée de la page Github de StreetComplete

De plus, un système de récompenses sous forme de badges est établi, question d'entretenir notre niveau de dopamine, tsé-veux-dire. Au nombre de questions à répondre, c'est, disons, assez facile d'en gagner la première dizaine. Après, ça peut devenir un défi, ce qui est amusant, et un tantinet addictif.

On peut évidemment y passer la journée, mais tant qu'à perdre du temps sur son cell [1], aussi bien que ça soit pour aider à garnir OSM, un projet libre qui a bien besoin de contributions!

Note

[1] Téléphone cellulaire

Se battre contre les mensonges

Je me rends bien compte, en ces temps où les réseaux sociaux, peu importe lesquels, sont quasiment la nouvelle place publique, veut, veut pas, que les cours de philosophie que j'ai suivi au cégep ne sont somme toute pas du tout inutiles. Ces cours m'ont vraiment appris à réfléchir. À comprendre le concept de sophisme, de courant de pensée, de liberté d'expression. Aujourd'hui, vingt-cinq ans après les avoir suivi, je constate à quel point certaines personnes sur les médias sociaux n'ont pas suivi les mêmes cours que moi.

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Créer l'alternative

Bien... Il y a un peu plus de deux mois, j'ai quitté Facebook. Et, de ce fait, invite mes pairs à faire de même.

Je comprends très bien qu'ils ne sont pas tous aussi enclins à me suivre, comme ça, à la sauvette. Après tout, ça faisait un bon moment que je planifiais ma sortie. Couper les liens avec ce réseau social gargantuesque, ça s'est fait par étapes : Cesser d'y publier, réduire progressivement (et agressivement) le nombre de J'aime distribués, ne pas commenter inutilement les statuts.

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Googlehoolique

On vit tous un chacun avec au moins une dépendance. Dépendance à la cigarette, à l'alcool, bien sûr. Dépendance à la télé, à la nourriture, aussi. Dépendance à Internet, dernièrement. Dépendance à la drogue, malheureusement. Mais il en existe d'autres, dans un tout autre registre.

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Bâtir l'Internet que je veux, pas celui que j'ai déjà

Je sais qu'Internet est bien utile pour beaucoup de gens. Il est même devenu une habitude, voire même une nécessité, pour plusieurs personnes.

Beaucoup parmi eux ne sont que des consommateurs : ils butinent d'un site à l'autre, et maintenant, surtout, d'un réseau social à l'autre. Ils ont forcément un compte Facebook, mais aussi un Instagram, un Snapchat, un Twitter. Les plus sérieux, un LinkedIn. Tous ces réseaux sociaux ont un point en commun : ils incitent à publier sur leur plateforme, et à réagir aux publications des autres.

Il faut comprendre que tous les réseaux sociaux vont faire des pieds et des mains pour faciliter les interactions entre les utilisateurs, et ce dans le but de les garder captifs entre eux, sur leur plateforme. Sur Facebook, par exemple, on a évidemment les statuts, les commentaires et les Like, mais aussi les photos, les groupes, les évènements, les petites annonces, les recommandations, les articles de blogue, les jeux, les vidéos et les directs (Facebook Live).

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Je reviens

J'ai blogué avant que l'expression existe. En 1997, j'entretenais un site web, en utilisant l'outil de l'époque (Microsoft Frontpage), dans lequel je créais des pages web avec des textes de mon cru. Il n'y avait pas de place pour faire des commentaires à l'époque, mais j'invitais le lectorat à  […]

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